Statistiques 2006 Réseau

vendredi 22 août 2008

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STATISTIQUES 2006 DU RESEAU    TISSONS LA SOLIDARITE

SOMMAIRE

I - Introduction 

II - COMMENTAIRE DES STATISTIQUES

II–1  TYPOLOGIE DU PUBLIC ACCUEILLI

 II–2  ACCOMPAGNEMENT SOCIAL                                                                            

II–3 LES SORTIES VERS L’EMPLOI                                                                                

ANNEXES

CONTEXTE

I-CHANTIER D’INSERTION : DEFINITION                                                                     

II-CHANTIER D’INSERTION : SES MISSIONS PRINCIPALES                                              

1 - LE PUBLIC ACCUEILLI

2 – ASSURER UN ACCOMPAGNEMENT SOCIAL ET PROFESSIONNEL AVEC UN ENCADREMENT ADAPTE

3–MOBILISER DES ACTIONS DE FORMATION                                                            

4 – L’ACTIVITE ECONOMIQUE                                                                                       

INTRODUCTION :

I – 1        Un peu d’histoire …

_____________________________________________________________________________________

A la fin des années 1980, la crise économique met en lumière un terme qui va marquer cette période : « la fracture sociale ». Le RMI est institué et des dispositifs sociaux offrent de nouvelles possibilités d’accompagnement des personnes exclues du monde du travail. Le Secours Catholique favorise alors la création de Chantiers d’insertion, structures créatrices d’emplois par le biais de Contrats Emplois Solidarité, autour des activités de tri, de remise en état et de revente du vêtement donné.

Le don transformé, récupéré et recyclé devient alors un véritable outil de resocialisation et de remise au travail.

En 2004, le Réseau National « Tissons la Solidarité » est fondé. Il fédère 46 associations autours d’une Charte du même nom.

Il veille au respect de la Charte, des engagements sociaux et humanitaires,  et des principes de transparence souscrits. Il mène parallèlement une action auprès des pouvoirs publics, afin de promouvoir les démarches initiées par les signataires de la Charte.

I- 2          Que représente ce Réseau en 2006  ?

_____________________________________________________________________________________

-          46 structures d’insertion par l’économique, réparties sur le Territoire National,  dont 43 chantiers d’insertion et 3 entreprises d’insertion.

-          plus de 1089 salariés en parcours d’insertion par an (CEA, CA et autres contrats aidés),

-          des résultats probants en matière de retour à l’emploi, supérieurs à la moyenne nationale pour ce type d’activité : 32,76 % « de sorties positives »

-          179 salariés permanents,

-          plus de 500 bénévoles investis dans le soutien aux structures,

-          plus de 300 000 donateurs directs et réguliers,

-          une présence dans 44 départements,

-          environ 1 million de personnes fréquentant les boutiques de ces associations.

 

II – COMMENTAIRES DES STATISTIQUES

II –1        Typologie du Public accueilli   

_____________________________________________________________________________________

Notre public, comme en 2005 reste essentiellement féminin,

L’indice de précarité à l’entrée le plus élevé demeure les MINIMAS SOCIAUX (RMI, API, ASS)

On constate une grande augmentation :

A-    des Moins de 26 ans

B-     des diplômés

Le Public des Chantiers d’insertion s’est modifié au cours du temps : à leur création ils employaient les personnes les plus éloignées de l’emploi cumulant les difficultés sociales, ils accueillent aujourd’hui également un public plus près de l’emploi et diplômé.

On notera, le taux élevé des jeunes de moins de 26 ans, souvent diplômés en études supérieures, qui était quasi inexistant dans nos structures adhérentes en 2005.

La Circulaire DGEFPN°2005/41 du 28 Novembre relative aux ateliers et chantiers d’insertion, n’est pas étrangère à ce changement :

« Le taux de retour à l’emploi des personnes en ACI constitue l’objectif principal de ces réformes. En 2006, le taux d’accès et de retour à l’emploi des salariés en insertion à l’issue d’un parcours en ACI devra atteindre un  minimum de 20% »

Il s’agit donc d’un public capable de s’engager dans un parcours professionnel, c’est à dire ayant réglé ses lourdes problématiques avant son entrée dans un chantier d’insertion.

Nos associations adhérentes, soucieuse de préserver « l’éthique fondatrice » de leur chantier d’insertion se sont orientées vers la mixité du public. Ainsi le public accueilli offre un panel très diversifié.

 

I - SYNTHESE DE LA TYPOLOGIE DU PUBLIC ACCUEILLI DANS NOS STRUCTURES ADHERENTES :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 AGES

 

 SEXE

NIVEAU DE QUALIFICATION

INDICES DE PRECARITE

< 26 ans

26/50ans

> 50 ans

H

F

Niveau III

Niveau IV

Niveau V

Niveau V bis

Niveau VI

Niveau VII

Minima

Autres

 

 

 

 

 

BTS,

Bac, brevet

CAP

BEPC

Sans diplôme

Non maîtrise

sociaux :

AAH TH

 

 

 

 

 

licence et plus

professionnel

BEP

 

 

de la lecture

RMI,API,ASS

Jeune - 26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et l'écriture

 

Sans revenu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      140  

         827  

      122  

   190  

   899  

                33  

            132  

       280  

             259  

          320  

                 65  

                  863  

            226  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

< 26 ans

12,86%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26/50ans

75,94%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

> 50 ans

11,20%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HOMME

17,45%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FEMME

82,55%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau III

3,03%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau IV

12,12%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau V

25,71%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau V Bis

23,78%

######

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau VI

29,38%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau VII

5,97%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mini Sociaux

79,25%

 

######

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres

20,75%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                           

 

II – 2       L’accompagnement Social

_____________________________________________________________________________________

L’accompagnement social dans nos structures, n’a pas diminué en 2006.

Les personnes accueillies cumulent plusieurs difficultés sociales : santé, surendettement,  logement ..

Rappel du Contexte Social :

Au niveau National, en décembre 2005, on notait une baisse du chômage, mais pendant ce temps le nombre d’allocataire du RMI a augmenté de 4,7%.

(1)

En 2005, l’association note une aggravation de plusieurs de ses indicateurs de pauvreté :
- Le niveau du pouvoir d’achat des plus pauvres en 2005 est équivalent à celui de 2000.
- Le taux d’effort – rapport entre le loyer et le revenu des ménages - passe de 18,8% en 2003 à 19,8 % en 2005.
- Le nombre de chômeurs non indemnisés continue d’augmenter : 23,4 % en 2003, 27,5% en 2005
- Le montant moyen des impayés baisse, mais le nombre de personnes concernées augmente : + 3 % par rapport à 2004.

La Pauvreté se « monoparentalise »

Les enfants en sont les Victimes

Le Conseil de l’Emploi et de la Cohésion Sociale, dans un rapport sur la pauvreté des enfants avait évalué à 1 million le nombre d’enfants pauvre en France. Le Premier Ministre l’a précisé devant le Conseil National des politiques de Lutte contre l’Exclusion : L’Etat cherche à se donner un objectif de réduction de cette pauvreté. Celle-ci ne saurait se limiter aux seuls indicateurs monétaires. Ainsi la situation des familles monoparentales doit être prise en compte par les pouvoirs publics. Certes, depuis l’API, de nombreux dispositifs ont été mis en place. Mais on constate non seulement une féminisation mais aussi une « monoparentalisation » accélérée de la pauvreté dont les enfants sont victimes.

Cette progression est constante et préoccupante.Il n’y aura pas de réduction de la pauvreté de ces enfants, sans une politique forte de soutien. La formation, l’accompagnement des adultes doit être mis au cœur des politiques publiques.

Les associations du Réseau salarient 899 femmes, soit 82,55% de nos contrats aidés.

La majorité d’entres-elles, sont des femmes seules avec enfants cumulant les difficultés sociales.

(1)   Source : Statistiques 2005 – Secours Catholique

 

II - SYNTHESE ACCOMPAGNEMENT SOCIAL