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STATISTIQUES 2006 DU RESEAU TISSONS LA SOLIDARITE

SOMMAIRE
I -
Introduction
II -
COMMENTAIRE DES STATISTIQUES
II–1 TYPOLOGIE DU PUBLIC ACCUEILLI
II–2 ACCOMPAGNEMENT
SOCIAL
II–3 LES
SORTIES VERS
L’EMPLOI
ANNEXES
CONTEXTE
I-CHANTIER
D’INSERTION : DEFINITION
II-CHANTIER
D’INSERTION : SES MISSIONS
PRINCIPALES
1 - LE PUBLIC ACCUEILLI
2 – ASSURER UN ACCOMPAGNEMENT SOCIAL ET PROFESSIONNEL AVEC UN ENCADREMENT
ADAPTE
3–MOBILISER DES ACTIONS DE
FORMATION
4 – L’ACTIVITE ECONOMIQUE
INTRODUCTION :
I –
1 Un peu d’histoire …
_____________________________________________________________________________________
A la fin des années 1980,
la crise économique met en lumière un terme qui va marquer cette période :
« la fracture sociale ». Le RMI est institué et des dispositifs sociaux
offrent de nouvelles possibilités d’accompagnement des personnes exclues du
monde du travail. Le Secours Catholique favorise alors la création de
Chantiers d’insertion, structures créatrices d’emplois par le biais de
Contrats Emplois Solidarité, autour des activités de tri, de remise en état
et de revente du vêtement donné.
Le don transformé,
récupéré et recyclé devient alors un véritable outil de resocialisation et
de remise au travail.
En 2004, le Réseau National « Tissons la Solidarité »
est fondé. Il fédère 46 associations autours d’une Charte du même nom.
Il veille au respect de la
Charte, des engagements sociaux et humanitaires, et des principes de
transparence souscrits. Il mène parallèlement une action auprès des pouvoirs
publics, afin de promouvoir les démarches initiées par les signataires de la
Charte.
I-
2 Que représente ce Réseau en 2006 ?
_____________________________________________________________________________________
-
46
structures d’insertion par l’économique, réparties sur le Territoire
National, dont 43 chantiers d’insertion et 3 entreprises d’insertion.
-
plus de
1089 salariés en parcours d’insertion par an (CEA, CA et autres contrats
aidés),
-
des
résultats probants en matière de retour à l’emploi, supérieurs à la moyenne
nationale pour ce type d’activité :
32,76 % « de sorties positives »
-
179
salariés
permanents,
-
plus de
500 bénévoles investis dans le soutien aux structures,
-
plus de
300 000 donateurs
directs et réguliers,
-
une présence
dans 44 départements,
-
environ 1
million de personnes fréquentant les boutiques de ces associations.
II –
COMMENTAIRES DES STATISTIQUES
II –1
Typologie du Public accueilli
_____________________________________________________________________________________
Notre public, comme en 2005 reste essentiellement féminin,
L’indice de précarité à l’entrée le plus élevé demeure les
MINIMAS SOCIAUX (RMI, API, ASS)
On constate une grande augmentation :
A-
des Moins de 26 ans
B-
des diplômés
Le Public des Chantiers d’insertion s’est modifié au cours
du temps : à leur création ils employaient les personnes les plus éloignées
de l’emploi cumulant les difficultés sociales, ils accueillent aujourd’hui
également un public plus près de l’emploi et diplômé.
⇨ On
notera, le taux élevé des jeunes de moins de 26 ans, souvent diplômés en
études supérieures, qui était quasi inexistant dans nos structures
adhérentes en 2005.
La Circulaire DGEFPN°2005/41 du 28 Novembre relative aux
ateliers et chantiers d’insertion, n’est pas étrangère à ce changement :
« Le taux de retour à l’emploi des personnes en ACI
constitue l’objectif principal de ces réformes. En 2006, le taux d’accès et
de retour à l’emploi des salariés en insertion à l’issue d’un parcours en
ACI devra atteindre un minimum de 20% »
⇨
Il s’agit donc d’un public
capable de s’engager dans un parcours professionnel, c’est à dire ayant
réglé ses lourdes problématiques avant son entrée dans un chantier
d’insertion.
Nos
associations adhérentes, soucieuse de préserver « l’éthique fondatrice » de
leur chantier d’insertion se sont orientées vers la mixité du public. Ainsi
le public accueilli offre un panel très diversifié.
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I - SYNTHESE DE LA TYPOLOGIE DU PUBLIC ACCUEILLI DANS NOS STRUCTURES
ADHERENTES :
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AGES |
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SEXE |
NIVEAU DE
QUALIFICATION |
INDICES DE
PRECARITE |
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< 26 ans |
26/50ans |
> 50 ans |
H |
F |
Niveau III |
Niveau IV |
Niveau V |
Niveau V bis |
Niveau VI |
Niveau VII |
Minima |
Autres |
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BTS,
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Bac, brevet |
CAP |
BEPC |
Sans diplôme |
Non maîtrise |
sociaux : |
AAH TH |
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licence et plus |
professionnel |
BEP |
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de la lecture |
RMI,API,ASS |
Jeune - 26 |
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et l'écriture |
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Sans revenu |
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140
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827
|
122
|
190
|
899
|
33 |
132
|
280
|
259
|
320
|
65 |
863 |
226
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< 26 ans |
12,86% |
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26/50ans |
75,94% |
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> 50 ans |
11,20% |
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HOMME |
17,45% |
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FEMME |
82,55% |
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Niveau III |
3,03% |
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Niveau IV |
12,12% |
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Niveau V |
25,71% |
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Niveau V
Bis |
23,78% |
###### |
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Niveau VI |
29,38% |
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Niveau VII |
5,97% |
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Mini Sociaux |
79,25% |
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###### |
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Autres |
20,75% |
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II – 2
L’accompagnement Social
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L’accompagnement social dans nos structures, n’a pas diminué en 2006.
Les
personnes accueillies cumulent plusieurs difficultés sociales : santé,
surendettement, logement ..
Rappel du Contexte Social :
Au niveau
National, en décembre 2005, on notait une baisse du chômage, mais pendant ce
temps le nombre d’allocataire du RMI a augmenté de 4,7%.
(1)
En
2005, l’association note une aggravation de plusieurs de ses indicateurs de
pauvreté :
- Le niveau du
pouvoir d’achat des plus pauvres en 2005 est équivalent à celui de 2000.
- Le taux d’effort – rapport entre le loyer et le revenu des ménages - passe
de 18,8% en 2003 à 19,8 % en 2005.
- Le nombre de chômeurs non indemnisés continue d’augmenter : 23,4 % en
2003, 27,5% en 2005
- Le montant moyen des impayés baisse, mais le nombre de personnes
concernées augmente : + 3 % par rapport à 2004.
La Pauvreté se « monoparentalise »
Les enfants en sont les Victimes
Le Conseil de l’Emploi et de la Cohésion Sociale, dans un
rapport sur la pauvreté des enfants avait évalué à 1 million le nombre
d’enfants pauvre en France. Le Premier Ministre l’a précisé devant le
Conseil National des politiques de Lutte contre l’Exclusion : L’Etat cherche
à se donner un objectif de réduction de cette pauvreté. Celle-ci ne saurait
se limiter aux seuls indicateurs monétaires. Ainsi la situation des familles
monoparentales doit être prise en compte par les pouvoirs publics. Certes,
depuis l’API, de nombreux dispositifs ont été mis en place. Mais on
constate non seulement une féminisation mais aussi une « monoparentalisation »
accélérée de la pauvreté dont les enfants sont victimes.
Cette progression est constante et préoccupante.Il n’y aura pas de réduction
de la pauvreté de ces enfants, sans une politique forte de soutien. La
formation, l’accompagnement des adultes doit être mis au cœur des politiques
publiques.
Les
associations du Réseau salarient 899 femmes, soit 82,55% de nos contrats
aidés.
La majorité
d’entres-elles, sont des femmes seules avec enfants cumulant les difficultés
sociales.
(1)
Source : Statistiques 2005 – Secours
Catholique
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II - SYNTHESE ACCOMPAGNEMENT SOCIAL |
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